Résumé public du daf
Daf 20Chevouot
Le daf commence par lever une contradiction entre deux michnayot sur la formule d’un serment : soit on distingue un cas ordinaire d’un cas où l’on presse quelqu’un de manger, soit, selon Rav Achi, on corrige la formulation de la michna de Nedarim. La suite analyse les termes bibliques mivta et issar. Abayé comprend issar comme hatfasa, c’est-à-dire l’association à un serment déjà existant, tandis que Rava refuse d’y voir l’équivalent d’un serment explicite et lit issar comme une expression ambiguë, tantôt neder, tantôt chevoua. Une barayta sur « comme le jour où mon père est mort » nourrit cette discussion, avec la réserve de Chmouel. Enfin, Rabbi Yo’hanan distingue chevouat sheker et chevouat chav selon qu’elles portent sur l’avenir ou le passé, et la Guemara explique pourquoi les deux sont dites « une ».
Les points à retenir
- Le contexte de parole peut changer le sens d’une formule de serment, notamment quand d’autres insistent pour qu’il mange.
- Abayé et Rava débattent du statut de la hatfasa dans une chevoua : pour l’un elle vaut expression explicite, pour l’autre non.
- Selon Chmouel, une association ne vaut que si elle se rattache à un interdit créé par un neder antérieur.
- Rabbi Yo’hanan distingue le faux serment portant sur l’avenir de la chevouat chav portant sur une affirmation mensongère au passé.