Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 42Chevouot

Le daf s’ouvre sur un litige de prix d’aftzei : pour Rava, nier un prix de marché connu fait prendre au débiteur le statut de faux négateur, car on se souvient du cours courant. La guemara traite ensuite d’un billet de dette : si le créancier reconnaît avoir reçu une somme égale, le billet peut être fragilisé, surtout en présence de témoins ; en privé, le créancier peut encore invoquer un autre prêt par miggo. Vient ensuite le cas d’un débiteur qui a rendu le créancier « digne de foi » même contre sa propre contestation, puis la discussion sur la force comparative de deux, trois ou quatre témoins. La seconde moitié explique la michna sur le serment face à un « mineur », en la reliant à la créance du père défunt et à la mahloket entre Rabbi Eliezer ben Yaakov et les Hakhamim. Enfin, une nouvelle michna exclut esclaves, actes, terrains et hekdesh du serment toranique et du paiement du double, par un raisonnement de kelal ou-perat ou-kelal.

Crédibilité en justiceForce probante du billet de detteSerment sur aveu partielMineur et héritierMiggoExégèse talmudique des versets de Chemot

Les points à retenir

  • Un billet est fragilisé lorsque le créancier admet avoir reçu la somme même du billet et qu’aucun élément n’établit une dette distincte ; si le paiement fut privé, le miggo peut sauver sa prétention.
  • La confiance donnée au créancier n’efface pas automatiquement des témoins : Rav Pappa distingue entre la formule « comme deux témoins » et des témoignages en nombre supérieur, tandis que Rav Houna fils de Rav Yehoshoua nuance selon qu’on parle de témoignage ou d’évaluation.
  • Le serment du modeh be-miktzat est relu à partir de l’idée de Rabba : le débiteur n’ose pas nier totalement devant son prêteur ; c’est ce principe qui structure la dispute sur la créance due au père défunt.
  • La Torah exclut esclaves kena‘anites, shetarot, karka‘ot et hekdesh du double paiement et de plusieurs lois de gardiennage ; les shetarot sont exclus non parce qu’ils sont immobiles, mais parce qu’ils n’ont pas de valeur intrinsèque.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.