Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 43Chevouot

Le daf ouvre par les derachot des versets sur le shomer ḥinnam puis le shomer sakhar : par le schéma klal ou-perat ou-klal, l’obligation de serment ou de paiement ne vise que des biens meubles ayant une valeur intrinsèque. Sont donc exclus le terrain, les esclaves kena‘anites, les documents et le hekdesh. La guemara précise ensuite la mahloket entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim : elle porte non sur tout ce qui est attaché au sol, mais sur des raisins déjà mûrs pour la vendange. Puis elle établit, contre l’hypothèse d’Abayé et comme l’affirme Rava, qu’un serment de modeh be-miktzat n’existe ici que si la demande et l’aveu portent sur un objet défini par mesure, poids ou nombre. Enfin, la michna et la guemara traitent du mashkon perdu : qui jure, dans quel ordre, et quel effet la perte du gage a sur la dette selon Shmouel, Rav Naḥman et les sages de Neharde‘a.

Deracha des versets sur les gardiensBiens exclus des serments des gardiensStatut d’un bien attaché au solModeh be-miktzat et réclamation quantifiéeMashkon perdu et répartition du serment

Les points à retenir

  • Par klal ou-perat ou-klal, les lois du dépôt ne concernent ici que des biens meubles à valeur intrinsèque ; terrain, esclaves, documents et hekdesh sont exclus.
  • La discussion entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim vise les fruits attachés au sol déjà mûrs : Rabbi Meïr les rapproche de fruits cueillis, les Ḥakhamim les maintiennent dans le statut du sol.
  • Pour imposer un serment, il ne suffit pas d’une réclamation vague comme « une maison pleine de fruits » : la demande et l’aveu partiel doivent porter sur une quantité définie par mesure, poids ou nombre.
  • Dans le cas d’un prêt garanti par un mashkon perdu, la guemara déplace ou répartit le serment afin d’éviter un faux serment, puis débat de savoir si la perte du gage efface tout ou partie de la dette.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.