Résumé public du daf
Daf 66Erouvin
Le daf s’ouvre sur l’enseignement de Rabbi Yoḥanan selon lequel les Sages « ont bien fait » de louer la part du non-Juif. La Guemara précise que « louer au non-Juif est comme faire un eiruv » doit être compris comme une souplesse : une location peut valoir moins qu’une perouta, se faire par l’intermédiaire d’un salarié, et un seul habitant peut agir pour plusieurs. Vient ensuite l’étonnement de Rabbi Elazar, fondé sur Shmuel : le bitoul reshout n’existe que là où les habitants s’interdisent mutuellement et pourraient, en principe, faire un eiruv. De là naît l’analyse du cas du non-Juif arrivé pendant Chabbat. La seconde moitié du daf discute du bitoul d’une cour à une autre et dans une ḥurva : mahloket entre Shmuel et Rabbi Yoḥanan, puis distinctions d’Abaye et de Rava selon la configuration des deux cours et l’endroit où l’eiruv a été posé.
Les points à retenir
- « Sekhirat nokhri ke-eiruv » est lu ici comme une indulgence, non comme une exigence de temps avant la nuit.
- Selon Shmuel, le bitoul reshout ne fonctionne que dans un espace où les habitants s’interdisent et où un eiruv serait en principe possible.
- Shmuel et Rabbi Yoḥanan s’opposent sur deux points distincts : le bitoul d’une cour à une autre et le bitoul dans une ḥurva.
- Dans deux cours, l’effet d’un oubli dépend de la structure (côte à côte ou l’une dans l’autre) et de l’endroit où l’eiruv commun a été déposé.