Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 14Guitin

Le daf écarte d’abord l’explication psychologique du transfert de créance : le cas des gens de bar Elyashiv montre qu’on ne peut pas faire dépendre l’acquisition du bon vouloir du débiteur. La Guemara adopte alors la formule de Mar Zutra : trois règles rabbiniques valent comme une halakha sans raison explicite, dont l’acquisition en présence des trois parties. Plusieurs cas en précisent la portée : parole de Rav, surplus des jardiniers, et limite d’un qinyan accompli par erreur. Vient ensuite la mahloket entre Rav et Shmuel sur l’ordre : « Remets cent dinars à untel, car je les lui dois », avec une baraita à l’appui de Rav et une nuance pour le dépôt confié à un négateur notoire. Sur 14b, un récit d’émissaires illustre la question de responsabilité sous contrainte. Enfin, le daf analyse « remets » dans le cas d’un cadeau, selon l’état du donateur, la survie du destinataire et la mitsva d’exécuter les volontés du mort.

force juridique de la paroletransfert de créanceresponsabilité du mandataireerreur dans le qinyandon du shkhiv meracontrainte et pouvoir

Les points à retenir

  • La Guemara renonce à expliquer l’acquisition en présence des trois par l’intérêt du débiteur, car cela rendrait la règle dépendante des circonstances.
  • Mar Zutra range cette acquisition parmi trois institutions rabbiniques appliquées « sans raison explicite » dans le texte.
  • Dans l’affaire des jardiniers, un qinyan valable oblige, mais s’il reposait sur une erreur de fait, il revient en arrière.
  • Les débats sur « remets » distinguent dette, dépôt et cadeau, puis opposent le cas d’un bien-portant à celui d’un shkhiv mera, avec la question de la volonté du défunt.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.