Résumé public du daf
Daf 18Guitin
Le daf poursuit l’enjeu de la date dans l’acte de divorce : Rava écarte un décret pour le cas rare d’un acte préparé puis gardé, tandis que Rav Ashi explique que, pour les actes venus d’outre-mer, leur décalage est public et la réception devra être prouvée. La Guemara discute ensuite du délai de trois mois avant remariage : Rav le compte depuis la remise, Shmuel depuis l’écriture, avec des baraitot pour les deux positions et des pratiques divergentes. Le daf passe ensuite à la ketouba : à partir de quand sa créance est-elle traitée comme une dette annulée par l’année sabbatique, puis à son statut d’« institution du tribunal » pour une rédaction de jour et signature de nuit. Enfin, il revient au divorce : Rabbi Shimon sur l’acte écrit de jour et signé plus tard, puis la controverse entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish sur dix signataires.
Les points à retenir
- Rava estime qu’on n’a pas décrété contre un acte de divorce préparé d’avance puis conservé, car une telle situation est jugée peu fréquente.
- Le délai de trois mois avant remariage fait l’objet d’une mahloket : Rav compte depuis la remise de l’acte, Shmuel depuis son écriture.
- Pour la ketouba, Rav et Shmuel discutent du moment où l’obligation devient une dette assez formalisée pour être annulée par l’année sabbatique.
- Sur 18b, la Guemara distingue entre de vraies signatures de témoins et des signatures ajoutées seulement pour accomplir la condition formulée par le mari.