Résumé public du daf
Daf 23Guitin
Le daf commence par la question de l’écriture du get par des personnes juridiquement inaptes : sous la surveillance d’un adulte, cela peut valoir pour certains, mais pas pour un nokhri, car il agit « selon sa propre volonté ». La Guemara relie ensuite ce point à la mahloket entre Rabbi Meïr et Rabbi Elazar : le lishmah concerne-t-il surtout la rédaction du get ou la signature des témoins ? D’où les objections de Rava à Rav Naḥman et la limitation à la partie essentielle du document. La michna passe ensuite au chaliaḥ qui apporte le get : cheresh, shoteh, katan, aveugle et nokhri sont exclus, puis la Guemara précise le cas de l’aveugle, du début et de la fin de l’aptitude, et celui de l’esclave. Enfin, elle compare le get au témoignage sur un décès, pour expliquer quand des femmes soupçonnées d’hostilité restent crédibles.
Les points à retenir
- Un nokhri ne peut pas être assimilé aux autres scribes inaptes surveillés, car sa propre intention empêche de se fier au lishmah dicté par un adulte.
- Une grande partie du début du daf tourne autour de Rabbi Meïr et Rabbi Elazar : selon la lecture de Rav Naḥman, Rabbi Meïr fait porter l’essentiel du lishmah sur la signature, tandis que Rabbi Elazar l’attache à l’écriture du get.
- Pour l’agent qui apporte le get, la Guemara distingue incapacité juridique et incapacité fonctionnelle : l’aveugle est discuté surtout à cause de la formule « בפני נכתב ובפני נחתם », non parce qu’il serait dépourvu de daʿat.
- L’examen de l’esclave et des femmes soupçonnées d’hostilité montre que la cheliḥout dépend à la fois de l’appartenance au domaine juridique concerné et du degré de confiance accordé à la parole de l’agent.