Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 29Guitin

Le daf s’ouvre sur la question de la fiabilité d’une annonce de mort ou d’exécution : Rav Yossef soutient qu’après le verdict d’un beit din juif, on ne reconsidère plus normalement l’acquittement, mais la Guemara nuance les preuves avancées et distingue aussi les tribunaux non juifs, dont la parole n’est pas reçue quand l’affaire les concerne directement. La michna traite ensuite du shaliaḥ qui apporte un guet en Eretz Yisrael : s’il tombe malade, il peut transmettre sa mission, sauf si le mari a lié le guet à la reprise d’un objet déposé chez la femme. La Guemara analyse la portée exacte des formules du mari, les raisons de l’interdiction de déléguer, et la mahloket entre Abayé, Rava, Reish Lakish et Rabbi Yoḥanan. Le second amoud aborde le guet venu de ḥutz la-aretz, le rôle du beit din dans la chaîne des agents, puis deux récits concrets sur les limites d’une sheliḥout.

Fiabilité d’une information de décès ou d’exécutionTransmission d’une sheliḥout de guetPoids exact des instructions du mariRôle du beit din dans un guet de ḥutz la-aretzDifférence entre paroles seules et transmission d’un acte matériel

Les points à retenir

  • Un témoignage issu d’un beit din juif sur une mort ou une exécution est traité différemment d’un registre judiciaire non juif, car les non-juifs peuvent avoir intérêt à confirmer leur propre verdict.
  • En Eretz Yisrael, un shaliaḥ du guet ne peut nommer un autre agent que dans des conditions précises ; la maladie du premier agent devient le cas central discuté par la Guemara.
  • Quand le mari ordonne aussi de récupérer un objet chez la femme, la question n’est pas seulement celle d’un remplacement d’agent : selon Rabbi Yoḥanan, un changement dans l’ordre demandé peut même invalider le guet.
  • Pour un guet venant de ḥutz la-aretz, le remplaçant doit être institué devant beit din, et le dernier agent se présente comme « shaliaḥ beit din », sans répéter « befanai nikhtav ouvefanai neḥtam ».

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.