Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 3Guitin

Le daf commence par justifier la confiance accordée au chaliaḥ qui apporte un guet : bien qu’il soit un témoin unique, les Sages l’ont cru pour éviter que la femme reste suspendue à un doute matrimonial. La Guemara objecte qu’il s’agit aussi d’une rigueur, puisque le mari pourrait contester ; elle répond que la remise se fait devant deux ou trois personnes, ce qui pousse le chaliaḥ à vérifier soigneusement le guet. Puis la sugya clarifie la mahloket Rabba–Rava : pour Rabba, la formule « befanai nikhtav ou-vefanai neḥtam » protège l’exigence de lishmah ; pour Rava, elle remplace la ratification ordinaire des signatures. Chacun lit la formulation de la michna et les risques de confusion différemment. Sur 3b, la Guemara cherche quel Tanna peut soutenir Rabba, examine Rabbi Meir et Rabbi Elazar, puis fait apparaître une difficulté supplémentaire au nom de Rav Naḥman.

Crédibilité d’un témoin uniqueValidation des actes juridiquesLishmah dans le guetDifférence entre témoins de signature et témoins de remise

Les points à retenir

  • La crédibilité du chaliaḥ seul est présentée comme un allègement destiné à éviter qu’une femme reste bloquée dans l’incertitude de son statut.
  • La Guemara répond à l’objection du mari contestataire en soulignant que la remise du guet se fait devant deux ou trois personnes, ce qui rend le chaliaḥ particulièrement vigilant.
  • Rabba et Rava s’opposent sur la raison de la formule « befanai nikhtav ou-vefanai neḥtam » : lishmah pour Rabba, absence de témoins disponibles pour ratifier l’acte pour Rava.
  • Sur 3b, la Guemara teste si la position de Rabba peut être rattachée à Rabbi Meir ou à Rabbi Elazar, et montre que chaque attribution rencontre une difficulté sérieuse dans les sources citées.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.