Résumé public du daf
Daf 43Guitin
Le daf s’ouvre sur un doute : peut-on vendre un esclave seulement quant au kenas de trente sicles dû si un bœuf le tue ? Une preuve est cherchée dans la derasha de Vayiqra 22,11 : l’esclave « acquis » et celui « né dans la maison » mangent la terouma même sans valeur marchande, mais la Guemara laisse le cas en suspens. Puis elle examine les qiddoushin d’un ḥatsi eved ve-ḥatsi ben ḥorin avec une femme libre, sans trancher à partir du passage sur le kofer et les « héritiers ». Le centre du daf traite longuement de la ḥatsi shifḥa ve-ḥatsi bat ḥorin : validité des qiddoushin, objections, rétractation publique, yibbum possible selon Rav Ḥisda, et débat sur l’effet du shiḥrour. Enfin, la mishna enseigne que vendre son esclave à des non-Juifs, ou à un Juif hors d’Eretz Israël, l’affranchit ; la Guemara précise le rôle du guet de shiḥrour et du gage remis selon le nimmous.
Les points à retenir
- La baraita sur la terouma montre qu’un esclave peut, dans certains cas, n’avoir aucune valeur monétaire actuelle ; cela sert de base à la discussion sur une vente limitée au kenas, sans la résoudre.
- Pour un ḥatsi eved ve-ḥatsi ben ḥorin qui tente un qiddoushin avec une femme libre, la Guemara pèse deux analogies contraires : « la moitié de moi » et « la moitié d’une femme ».
- Le daf distingue fortement entre un qiddoushin portant sur un objet relationnel incomplet et le cas d’une ḥatsi shifḥa ve-ḥatsi bat ḥorin, où plusieurs Amoraïm débattent si le qiddoushin prend effet puis s’achève au moment du shiḥrour, ou non.
- La mishna pénalise la vente d’un esclave à des non-Juifs, ou à un Juif hors d’Eretz Israël : l’esclave est considéré affranchi, tout en pouvant encore nécessiter un acte formel de son premier maître.