Résumé public du daf
Daf 45Guitin
Le daf s’ouvre sur l’incertitude de Rav Anan quant au sort de l’argent dans une vente invalide, à partir d’une comparaison avec l’opinion de Shemouel sur celui qui « fiance » sa sœur. La guemara passe ensuite à la vente d’un esclave à un Juif vivant hors d’Eretz Israël : le kénas vise l’acheteur, car c’est chez lui que se trouve l’objet de l’interdit. Plusieurs lectures du verset « Tu ne livreras pas un esclave à son maître » sont discutées, jusqu’au cas de l’esclave qui fuit de ḥoutz la-aretz vers Eretz Israël. Viennent ensuite les takkanot de pidyon shevouyim : ne pas racheter au-delà de la valeur, ni faciliter l’évasion, avec une discussion sur leur raison. Le daf raconte aussi la captivité de Rav Ilish. Enfin, il traite de l’achat de sifrei Torah, tefillin et mezouzot à des non-Juifs, du statut d’un rouleau écrit par eux, puis ouvre la mishna sur le remariage après un divorce motivé par un soupçon ou un neder.
Les points à retenir
- Dans la vente d’un esclave vers l’extérieur d’Eretz Israël, la sanction est placée sur l’acheteur, car c’est chez lui que se fixe concrètement la situation interdite.
- Le verset « lo tasgir eved el adonav » reçoit plusieurs interprétations, dont celle d’un esclave fuyant de ḥoutz la-aretz vers Eretz Israël, qui n’est pas renvoyé.
- La limitation du rachat des captifs et l’interdiction d’aider leur fuite sont présentées comme des mesures de tikkoun ha-olam, avec une différence pratique selon qu’il y a un seul captif ou plusieurs.
- Pour les écrits sacrés détenus ou rédigés par des non-Juifs, la guemara distingue entre achat pour éviter le bizayon et usage effectif, et rapporte plusieurs avis sur le sort d’un Sefer Torah écrit par un non-Juif.