Résumé public du daf
Daf 47Guitin
Le daf s’ouvre sur une demande de rachat adressée à Rabbi Ami. Il veut d’abord secourir l’homme, mais renonce quand il apparaît qu’il ne faute pas seulement par faiblesse, puisqu’il préfère parfois l’interdit au permis. La Guemara rapporte ensuite comment Reish Lakish, vendu à des gladiateurs, profite d’une coutume de ses ravisseurs pour les tuer et s’échapper, puis souligne son grand détachement matériel. La michna traite ensuite de celui qui vend son champ à un non-Juif : il doit malgré tout acheter et apporter les bikourim, mipnei tikkoun ha-olam. S’ouvre alors une longue discussion entre Rabba et Rabbi Elazar sur la capacité d’acquisition d’un non-Juif en Eretz Israël, notamment pour annuler ou non l’obligation de maasserot. Le daf se conclut par la mahloket entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish sur le kinyan perot : vaut-il comme kinyan hagouf pour réciter les versets des bikourim ?
Les points à retenir
- Rabbi Ami distingue entre une faute commise par taava et une conduite qui manifeste une rupture assumée avec l’interdit ; cette distinction influe sur sa volonté de racheter le captif.
- Rabba et Rabbi Elazar discutent de deux questions distinctes : l’effet de l’achat d’un non-Juif sur la sainteté agricole du sol, et son droit d’usage concret du terrain pour y creuser fosses et cavités.
- Les preuves amenées au sujet des maasserot sont plusieurs fois repoussées, notamment en expliquant certaines sources par le cas particulier de la Syrie, dont le statut diffère d’Eretz Israël.
- Pour les bikourim, Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish opposent deux conceptions du kinyan perot : si l’achat des fruits vaut comme acquisition du corps du champ, on récite aussi les versets ; sinon, on apporte sans réciter.