Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 54Guitin

Le daf poursuit la question des qenasot pour transgression involontaire. Rabbi Meïr distingue la Sheviʿit de Shabbat : soit parce qu’on pourrait dater l’arbre et en tirer une fausse permission, soit surtout parce qu’on soupçonne davantage la profanation de la Sheviʿit. Rabbi Yehouda n’est pas contradictoire non plus, car dans son lieu la Sheviʿit était tenue pour très grave. À propos du remboursement de terouma, la Guemara reformule la baraita et propose une règle : même pour Rabbi Meïr, on ne pénalise pas toujours le shogeg lorsque l’acte visait une mitsva ou une réparation ; on pénalise plus facilement un acte dommageable qu’on n’aurait pas dû entreprendre. Sur 54b, Rabbi Yehouda craint la ʿarama dans le mélange des noix d’orla, tandis que Rabbi Yossi allège dans un cas rare. Enfin, le daf traite de la neʾemanout du préparateur, du kohen et du sofer.

qenas sur le shogegdistinction entre deOraïta et deRabbanancrainte de ʿaramaneʾemanout d’un seul individuintention dans les actes cultuels et scripturaires

Les points à retenir

  • Rabbi Meïr donne deux raisons pour distinguer Sheviʿit et Shabbat, dont l’idée centrale que la Sheviʿit est davantage sujette au soupçon public.
  • La Guemara limite la portée du qenas de Rabbi Meïr : un shogeg accompli en cherchant à réparer, rembourser ou faire une mitsva n’est pas traité comme un shogeg destructeur.
  • Rabbi Yehouda maintient l’interdit du mélange de noix d’orla même après brisure involontaire, par crainte de ʿarama ; Rabbi Yossi est plus souple dans un cas exceptionnel de plantation mêlée.
  • Dans les questions de crédibilité, le daf distingue entre parole immédiate ou tardive, pouvoir actuel d’agir, et aveu qui fait perdre seulement le salaire ou invalide l’objet lui-même.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.