Résumé public du daf
Daf 66Guitin
Le daf s’ouvre sur le cas du don promis à Rabbi Avina par Geneiva. Rav Huna rapproche le guet et la matana d’un shekhiv mera : s’il guérit, l’acte est révoqué ; mais quand l’ordre est donné à l’approche de la mort, on applique aussi l’idée qu’il est une mitsva d’accomplir les paroles du défunt. La discussion se resserre ensuite sur la formule ambiguë « quatre cents dinars de vin », comprise comme la désignation d’un bien précis pour faciliter le recouvrement. La michna traite ensuite de la voix sortant d’un puits : malgré les soupçons de shed ou de tsara, on écrit et on donne le guet en sha'at ha-sakana. Puis le daf analyse l’intention d’un homme en bonne santé qui dit seulement « écrivez », les signes révélés par ses actes, la délégation d’un fils en présence de son père, et enfin les règles de mandat quand deux, trois ou dix personnes sont chargées d’écrire et donner le guet.
Les points à retenir
- Rav Huna compare le guet du shekhiv mera à sa matana : si le malade se relève, l’acte tombe ; mais une instruction donnée mehamat mita peut produire effet même sans qinyan ordinaire.
- La formule « quatre cents dinars min hamayin » est lue comme une désignation de la source du paiement, destinée à renforcer la possibilité de recouvrer le don.
- Dans le cas de la voix venant d’un puits, la guemara examine les indices d’humanité, la question du « bavua de-bavua », puis autorise l’écriture du guet au nom de la sha'at ha-sakana.
- Le second amoud porte sur la délégation : différence entre deux, trois ou dix personnes, débat Rabbi Meïr / Rabbi Yossi, et doute de Chmouel sur le sens de « écrivez » dans la nomination des agents.