Résumé public du daf
Daf 67Guitin
Le daf s’ouvre sur les limites du mandat dans la rédaction du guet : la Guemara examine les cas où le mari demande à d’autres de faire écrire et signer l’acte, et précise la position de Rabbi Yossé selon laquelle des instructions verbales ne se retransmettent pas. Chmouel adopte cette règle, tout en distinguant le cas où le mari a explicitement ordonné de dire à un autre d’écrire. Le daf rapporte ensuite la préférence de Rabbi Yehouda HaNassi pour Rabbi Yossé, « dont la raison accompagne les paroles », puis une série d’éloges des Sages. La suite traite des formulations adressées à dix personnes, du poids de l’expression « vous tous », et des ordonnances de Rav Yehouda puis de Rava pour éviter l’invalidation du guet. Enfin, la michna aborde le kordeyakos et le mari muet, avant des remèdes médicaux et des récits à la maison de l’Exilarque.
Les points à retenir
- Rabbi Yossé distingue fortement les instructions verbales d’un mandat transmissible ; Chmouel suit cette idée, mais pas dans tous les cas.
- Un guet peut parfois être valide a posteriori tout en restant une procédure à ne pas mettre en place d’emblée, notamment à cause de risques de confusion ou de fraude indirecte.
- Quand le mari s’adresse à dix personnes, l’expression « vous tous » change le régime de participation et peut rendre la formulation dangereuse si elle est mal maîtrisée.
- Un ordre donné sous l’effet du kordeyakos est sans valeur, alors qu’un mari muet peut être entendu juridiquement si sa compréhension est vérifiée de manière rigoureuse.