Résumé public du daf
Daf 71Guitin
Le daf poursuit l’examen de la compétence d’un mari qui ne parle plus : on le teste par des questions dont la réponse est évidente. Rav Kahana rapporte qu’un ḥeresh capable d’écrire peut ordonner par écrit un get ; Rav Yosef objecte depuis la michna sur l’ilem, mais la Guemara distingue l’ilem, considéré lucide, du ḥeresh qui n’entend ni ne parle. Une difficulté naît du témoignage, car l’edout exige qu’elle vienne « de leur bouche », sauf assouplissements particuliers, comme pour une femme dont le mari est mort ou pour la désignation du bekhor. Une baraïta qui limite l’écrit pour le get mène à une mahloket tannaïtique et au cas de la yevama, où le niveau toranique ou rabbinique du lien change l’analyse. Puis la michna ouvre la discussion sur la transmission d’ordres de divorce par intermédiaires.
Les points à retenir
- Le daf distingue nettement l’ilem, qui entend mais ne parle pas, du ḥeresh qui n’entend ni ne parle ; cette distinction détermine la portée de ses gestes ou de son écrit.
- Pour le témoignage, la règle de « mi-pihem » exclut en principe l’écrit ; la Guemara ne sauve que des cas particuliers, comme l’edout isha ou la reconnaissance du premier-né.
- La question du divorce par remez ou par écrit dépend aussi du type de lien conjugal : épouse ordinaire ou yevama, et surtout lien rabbinique ou toranique.
- La nouvelle michna introduit la controverse sur la transmission de paroles à un agent : peut-on déléguer à d’autres de simples instructions verbales pour faire rédiger et signer un get ?