Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 72Guitin

Le daf s’ouvre en refermant la discussion sur Rabbi Yosei : des consignes purement verbales ne se transmettent pas à un shaliaḥ, même si le mari dit de les rapporter au sofer. Une baraita renforce cela : le sofer et les témoins doivent entendre eux-mêmes la voix du mari. La michna passe ensuite aux formules de guet liées à la mort : « si je meurs » sans autre précision ne vaut rien, tandis que « d’aujourd’hui si je meurs » ou « dès maintenant si je meurs » produit un guet valable rétroactivement. « D’aujourd’hui et après ma mort » crée un doute, d’où ḥalitza mais pas yibbum. La guemara précise le sens variable de « si je meurs », examine la portée du principe de Rabbi Yosei selon lequel la date de l’acte prouve son effet, puis distingue Rabbi Yehouda HaNassi de Rabbi Yosei. Enfin, elle compare le guet du shekhiv mera à son don, tout en limitant ce parallèle.

Autorité de la parole du mari dans le guetConditions de validité d’un guetRapport entre date écrite et condition verbaleDoute juridique et conséquences léviratiquesStatut du shekhiv mera

Les points à retenir

  • Selon Rabbi Yosei, un guet ne peut pas reposer sur une chaîne de transmission orale : le sofer et les témoins doivent recevoir l’ordre directement du mari.
  • Dans les formules conditionnelles, l’ajout de « d’aujourd’hui » ou « dès maintenant » est décisif : sans lui, le guet ressemble à un effet après la mort et devient nul.
  • La formule « d’aujourd’hui et après ma mort » reste douteuse : si le mari meurt sans enfant, on exige ḥalitza mais pas yibbum.
  • Pour le mari mourant, la guemara rapproche le guet du mattenat shekhiv mera : si la guérison est complète, l’intention initiale peut tomber ; s’il est passé d’une maladie à une autre, il faut une évaluation.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.