Résumé public du daf
Daf 73Guitin
Le daf ouvre sur le cas du shekhiv mera qui passe d’une maladie à une autre sans interruption : dans ce cas, il n’est même pas nécessaire d’évaluer médicalement la cause du décès, et sa matana demeure valable. La souguia revient ensuite au get conditionnel d’un malade : bien qu’après guérison le get soit nul au regard de la Torah, Rabba et Rava expliquent qu’un remariage peut néanmoins être permis, car les Sages peuvent déraciner rétroactivement les qiddoushin. Des baraitot examinent ensuite des formules comme « si je meurs de cette maladie » ou « si je ne guéris pas », face à des ones inhabituels : maison écroulée, serpent, lion. Les récits du canal et du fleuve Malka amènent Rava à exclure du tenaï le ones rare. Enfin, la michna et la guemara analysent le yihoud après le get, le statut intermédiaire de l’épouse et la crainte d’un nouveau qiddoushin après bi’a.
Les points à retenir
- Quand un shekhiv mera enchaîne directement une seconde maladie après la première, on n’a pas besoin d’omettre une évaluation supplémentaire : on rattache sa mort à la première maladie.
- Rabba et Rava admettent que, même si le get serait nul min ha-Torah après guérison, les Sages peuvent rétroactivement annuler les qiddoushin pour éviter une confusion sur le « get après la mort ».
- Les cas de maison écroulée, de serpent, de lion, de canal ou de fleuve barré servent à distinguer un ones ordinaire d’un ones rare ; la souguia tend à considérer que le ones rare n’entre pas dans un tenaï ordinaire.
- Après un get conditionnel, l’isolement du couple est encadré, et la guemara débat si une bi’a ultérieure fait craindre un nouveau qiddoushin exigeant un second get.