Résumé public du daf
Daf 75Guitin
Le daf s’ouvre sur l’ordonnance de Hillel et la question suivante : un paiement remis contre le gré du destinataire vaut-il malgré tout comme remise, notamment pour un guet conditionné au versement de deux cents dinars ? La Guemara présente des inférences opposées et leurs objections. Elle rappelle ensuite une règle de Rabbi Yoḥanan : en général, la halakha suit Rabban Shimon ben Gamliel dans la Michna, sauf trois cas, dont l’épisode de Tzaidan cité ici. Puis une baraïta distingue entre « le papier reste à moi », qui invalide le guet, et « à condition de me rendre le papier », que plusieurs Amoraïm expliquent chacun selon un autre principe du tenaï. Sur 75b, la Guemara affine la rédaction du guet d’un mourant, en tenant compte des règles de formulation. Enfin, la Michna traite du service du père et de l’allaitement du fils comme conditions, ainsi que des cas où un empêchement survient.
Les points à retenir
- L’ordonnance de Hillel ne permet pas, à elle seule, de trancher simplement si une remise faite contre le gré du destinataire est toujours valable : la Guemara distingue notamment entre remise en sa présence et hors de sa présence.
- Dans le cas du guet écrit sur un papier que le mari prétend garder, tout dépend de ce qui a réellement été donné : le document lui-même, ou seulement l’écriture. La formule « rends-moi le papier » déclenche ensuite un long débat sur la validité du tenaï.
- Plusieurs règles classiques du tenaï sont mobilisées : tenaï kaful, priorité du tenaï sur l’acte, séparation entre la condition et l’effet, et la lecture de « al menat » comme une efficacité ‘dès maintenant’.
- Pour les conditions de servir le père ou d’allaiter le fils, la Michna distingue entre une formule non précisée et une durée explicitement fixée ; elle discute aussi l’effet d’un empêchement indépendant de la femme.