Résumé public du daf
Daf 82Guitin
Le daf conclut d’abord une discussion sur le get mequshar : la controverse entre Rabbi Akiva et Ben Azzai ne porte que sur l’absence d’une seule signature. Abaye en déduit qu’un proche parent autorisé à signer peut le faire au début, au milieu ou à la fin, et que la validation peut s’appuyer sur n’importe quels trois signataires, non forcément consécutifs. C’est pourquoi les Sages n’ont admis qu’un seul témoin invalide. Rabbi Ami permet même de compléter un get simple selon ben Nannas. La michna ouvre ensuite le grand débat : si le mari dit « tu es permise à tout homme sauf pour untel », Rabbi Eliezer valide et les Sages invalident. La Guemara prouve que ella signifie « sauf » et rapporte une baraita qui situe la controverse sur un tenaï. Le daf examine enfin les raisons scripturaires, puis étend la question au qiddoushin et au yibbum.
Les points à retenir
- Dans le get mequshar, un parent admis à signer n’a pas d’emplacement fixé, et l’acte peut être confirmé à partir de trois signatures quelconques.
- Le mot ella dans la michna est compris comme « sauf », preuve tirée de la michna de Negaïm sur les maisons des non-Juifs.
- Selon une baraita, Rabbi Eliezer et les Sages s’accordent à invalider une exclusion explicite d’un homme ; leur débat porterait sur un divorce formulé comme condition.
- Le daf relie gueroushin et qiddoushin par le rapprochement de « ve-yatza » et « ve-hayeta », puis teste les conséquences d’un qiddoushin partiel pour le yibbum.