Résumé public du daf
Daf 81Guitin
Le daf s’ouvre sur la michna où Beit Shammaï et Beit Hillel discutent si la simple rédaction d’un get peut disqualifier l’épouse d’un kohen pour la kehouna. La guemara examine ensuite une rumeur disant qu’un kohen a « écrit » un get à sa femme alors qu’elle vit encore chez lui : il faut vérifier si, dans ce lieu, « écrire » peut vouloir dire « donner », car alors on soupçonnerait un vrai divorce. Viennent deux contrastes entre « premières » et « dernières » générations : l’exigence de pureté de l’ascendance sacerdotale, puis l’attitude face aux dîmes. La seconde michna traite d’un couple divorcé ayant passé la nuit ensemble à l’auberge : faut-il un second get ? La guemara précise la mahloket autour de la bi’a constatée ou seulement du yihoud. Enfin, elle aborde le get mekouchar « dégarni », les signatures manquantes, et le débat entre ben Nannas et Rabbi Akiva sur qui peut compléter les signatures.
Les points à retenir
- Pour la rumeur de divorce d’un kohen, l’enquête porte sur l’usage local du mot « écrire » : s’il peut signifier « donner », on craint qu’un get ait réellement été remis.
- Dans le cas de l’auberge, Beit Hillel craignent une reprise du lien conjugal, mais la portée de cette crainte dépend de ce que des témoins ont vu : bi’a effective ou simple yihoud.
- Le daf oppose des générations plus anciennes, soucieuses du yihous et des prélèvements, à des générations plus tardives plus indulgentes ou plus enclines à contourner l’obligation.
- Pour un get mekouchar dont les plis dépassent les signatures, la validité dépend d’une takkana rabbinique et du statut précis de ceux qui complètent les signatures.