Résumé public du daf
Daf 80Guitin
Le daf achève d’abord la liste des sanctions appliquées à la femme qui s’est remariée sur la base d’un guet invalide : perte de certains statuts familiaux, absence de droits successoraux sur la ketouba, et ḥalitza sans yiboum de la part des frères des deux maris. La michna ajoute ensuite des invalidités formelles : changement de nom, de ville, ou erreur d’échange entre le guet et le reçu de ketouba. Elle traite aussi de cas de tsarot remariées, puis requalifiées rétroactivement à cause d’une ailonit. La guemara explique l’invalidité d’une date rédigée selon un autre royaume : c’est lié à shalom malkhout, la paix avec le pouvoir, et Rabbi Meir y voit une exigence très stricte. Sur 80b, les Ḥakhamim distinguent plusieurs cas de datation, puis la guemara précise divers raisonnements sur les tsarot et sur le critère de le’altar dans le guet retrouvé chez le mari.
Les points à retenir
- La michna étend les sanctions du remariage fautif à plusieurs cas : guet mal rédigé, erreur de noms ou de villes, tsara remariée alors que l’exemption de yiboum s’avère rétroactivement fausse.
- La date du guet doit suivre le pouvoir local pour préserver le shalom malkhout ; Rabbi Meir invalide sévèrement toute déviation à la formule fixée par les Sages.
- Un changement de nom ou de ville est traité plus gravement qu’une simple variation de système de datation : même les Ḥakhamim reconnaissent alors l’invalidité radicale du guet.
- Dans le cas du guet échangé par erreur avec un reçu, Rabbi Elazar distingue entre le’altar et “après un certain temps”, distinction que la guemara précise de deux manières.