Résumé public du daf
Daf 79Guitin
La mishna examine d’abord un guet lancé entre toit et cour : si la femme est sur le toit, elle est divorcée dès que le guet entre dans l’air du toit; si elle est en bas, dès qu’il quitte le toit vers sa cour, même s’il est effacé ou brûlé avant d’atteindre sa main. La guemara explique cela par l’idée de domaine « gardé » : toit muni d’un parapet, proximité de trois tefaḥim (lavoud), ou cloisons de la cour inférieure dépassant celles du toit. Elle distingue alors le guet du Shabbat : ici, l’essentiel est que le document soit assuré dans son domaine. Sont ensuite précisées les limites du cas d’un guet effacé ou brûlé, puis l’enseignement de Rav Ḥisda selon lequel toit et cour comptent comme domaines séparés pour le guet. Le daf traite enfin du guet yashan, puis des erreurs de date ou de lieu qui invalident le guet et entraînent de lourdes conséquences.
Les points à retenir
- Pour qu’un guet acquis « dans l’air » soit valable, la guemara exige un espace effectivement gardé : parapet, lavoud, ou cloisons inférieures plus hautes.
- Le daf oppose plusieurs fois les règles du guet à celles du Shabbat : un objet peut ne pas être « posé » pour Shabbat et pourtant suffire pour le guet s’il est déjà assuré dans le domaine concerné.
- Rav Naḥman limite la mishna : un guet effacé n’est valable que s’il l’est pendant sa descente, et un guet brûlé seulement si le feu n’était pas déjà là avant le lancer.
- Pour le guet, Rav Ḥisda considère toit, cour et autres espaces comme des domaines distincts : on n’acquiert que dans le lieu précis prêté ou assigné.