Résumé public du daf
Daf 88Guitin
Le daf s’ouvre sur des vérifications matérielles du get écrit sur plusieurs colonnes : il faut pouvoir exclure l’idée d’une coupure ou d’une interruption significative, d’où l’importance de la continuité du texte et de l’aspect intact du parchemin. La Guemara précise ensuite où une signature peut valablement se placer, puis traite des actes rédigés en hébreu ou en grec et du cas du ketav sofer, que Rabbi Yirmeya restreint au sofer signataire. Vient ensuite la question des surnoms et noms de lignée, avec une limite discutée de générations. Le daf passe alors à des derashot sur « venoshantem », aux sept dynasties fautives, à Hoshéa et à l’exil conçu comme une forme de tzedaka divine. Sur 88b, la michna distingue le get imposé par un beit din juif ou par des non-Juifs, puis la Guemara nuance selon le droit du cas et la compétence judiciaire. Enfin apparaît la michna sur le qol et l’amatla.
Les points à retenir
- Un get écrit sur plusieurs colonnes n’est recevable que si sa continuité matérielle et textuelle est claire, au point d’écarter l’idée d’une coupure ou d’une reprise après annulation.
- La signature des témoins doit se rattacher lisiblement à l’acte ; pour les guittin et documents monétaires, la conclusion de la Guemara exige une signature sous le texte.
- Le cas du ketav sofer n’autorise pas à s’appuyer sur la seule écriture du scribe dans le corps du document : Rabbi Yirmeya comprend qu’il faut sa signature comme témoin.
- Le get forcé donne lieu à plusieurs distinctions : tribunal juif ou non-juif, contrainte légitime ou illégitime, et effet éventuel limité au psoul pour un mariage avec un kohen.