Résumé public du daf
Daf 17Haguiga
Le daf s’ouvre par une précision de Rav Ashi : ce qui est proche du dos de l’animal est considéré comme le dos lui-même. La mishna expose ensuite la mahloket entre Beit Shammaï et Beit Hillel : les premiers autorisent les shelamim mais pas la semikha ni les olot de fête, tandis que les seconds autorisent les deux. Si Chavouot tombe veille de Chabbat, apparaît la question du yom tevaḥ ; certaines marques publiques de non-festivité ce jour-là visent à contrecarrer l’opinion des Tzedouqim. La guemara cherche ensuite la source des tashlumin de Chavouot et les fixe à sept jours par analogie avec Pessaḥ, non huit comme Soukkot, notamment selon le principe « tafasta merouba lo tafasta ». Elle dérive aussi la linah. Sur 17b, plusieurs preuves sont discutées puis repoussées, jusqu’à une derasha montrant que ces jours restent des jours profanes où la moisson est permise.
Les points à retenir
- Beit Shammaï permettent les shelamim de Yom Tov mais interdisent la semikha et les olot ; Beit Hillel permettent shelamim, olot et semikha.
- Quand Chavouot tombe la veille de Chabbat, Beit Shammaï placent le yom tevaḥ après Chabbat ; la mishna mentionne des usages publics destinés à ne pas conforter les Tzedouqim.
- La guemara déduit que les sacrifices obligatoires de Chavouot ont des tashlumin pendant sept jours, par comparaison avec Pessaḥ plutôt qu’avec Soukkot.
- Les jours de tashlumin de Chavouot gardent un lien avec la fête, mais ils ne sont pas des jours interdits au travail : la moisson y est permise.