Résumé public du daf
Daf 10Horayot
Le daf précise d’abord comment le statut d’un roi ou d’un kohen mashiaḥ influe sur le qorban de ḥatat. Un kohen mashiaḥ qui a fauté puis a quitté sa charge apporte encore son taureau, d’après le verset « ḥattato asher ḥata » ; à l’inverse, le roi déchu n’apporte plus le sacrifice royal, car « asher nasi yeḥeta » vise une faute commise pendant la royauté. La mishna traite ensuite des fautes antérieures à la nomination : selon les ḥakhamim, on apporte comme un particulier ; selon Rabbi Shimon, si la faute n’a été connue qu’après la nomination, on est exempt. Le daf élargit ensuite la figure du roi : « asher » n’annonce pas nécessairement qu’il fautera, et l’autorité elle-même est décrite comme une servitude. Enfin, plusieurs aggadot explorent l’intention et ses ambiguïtés : Lot, Tamar, Yael, Balak, ainsi que la valeur d’une ‘avera lishma et d’une mitzva shelo lishma.
Les points à retenir
- Le moment de la faute, de la nomination et parfois de la prise de conscience détermine quel type de ḥatat est envisagé pour le roi et le kohen mashiaḥ.
- Le kohen mashiaḥ conserve, même après sa destitution, le cadre sacrificiel propre à sa faute passée ; le roi, lui, perd le cadre royal s’il faute après la perte du pouvoir.
- La mishna oppose les ḥakhamim et Rabbi Shimon sur le cas d’une faute commise avant la nomination mais connue seulement après celle-ci.
- Les passages aggadiques montrent que la même sphère d’action peut être jugée très différemment selon l’intention, le contexte et la responsabilité morale effective.