Résumé public du daf
Daf 3Horayot
Le daf examine d’abord à qui rattacher la mishna et plusieurs baraitot sur l’individu qui agit d’après une hora’a erronée du beit din. Shmuel lit la mishna selon Rabbi Meir, mais la Guemara propose d’autres explications: désaccord sur l’association des juges au compte de la majorité, sur le cas d’une tribu, ou sur la définition même de la majorité. Rav Asi précise que le « kahal » décisif est la majorité des habitants d’Eretz Yisrael. Plusieurs cas limites restent sans solution: minorité devenue majorité après des décès, addition de deux minorités séparées par des rétractations, ou par un changement de tribunal. Sur 3b, l’idée que le Sanhédrin devrait être unanime est réfutée: tous les juges doivent être présents, mais la décision suit la majorité. La mishna traite enfin du particulier après rétractation, puis distingue entre abolir toute une mitsva et n’en annuler qu’un détail.
Les points à retenir
- Selon plusieurs lectures concurrentes, le débat ne porte pas forcément sur l’individu isolé, mais parfois sur la manière de former un rov du kahal.
- Le rov pertinent pour la responsabilité collective est celui des habitants d’Eretz Yisrael, non de toute la diaspora.
- La Guemara laisse en suspens plusieurs combinaisons de minorités: dans le temps, entre interdits proches, ou après remplacement du tribunal.
- Une hora’a qui supprime toute l’existence d’une mitsva n’est pas traitée comme une erreur de décision, tandis qu’une annulation partielle peut engager la responsabilité du tribunal.