Résumé public du daf
Daf 12Keritot
Le daf poursuit la discussion sur l’obligation d’apporter un ḥatat quand des témoins accusent quelqu’un d’avoir fauté. Autour de la mahloket entre Rabbi Meir et les Ḥakhamim, la guemara cherche si, lorsqu’un homme nie, les Sages le croient parce qu’« une personne est crue sur elle-même » ou grâce à un miggo, puisqu’il pourrait formuler une autre défense exonérante. Cette distinction est testée surtout à propos de la touma ancienne ou récente, puis plusieurs beraitot précisent quand on nie l’acte et quand on nie l’état d’impureté. Sur 12b, Ravina résout un cas difficile, Rav Naḥman tranche comme Rabbi Yehouda avec une limite posée par Rav Yossef, et plusieurs amoraïm montrent des cas où même Rabbi Meir admet une défense alternative. Le daf passe ensuite au cumul des consommations, aux demi-mesures, aux plats distincts, puis au temps maximal d’ingestion.
Les points à retenir
- Les Ḥakhamim peuvent dispenser d’un korban soit parce que la personne est crue sur elle-même, soit par miggo ; la guemara teste ces deux lectures avec la distinction entre touma ancienne et touma récente.
- Une beraita distingue nier l’acte lui-même et nier l’état d’impureté : dans certains cas, les Sages croient la personne, dans d’autres ils rejoignent Rabbi Meir et suivent deux témoins.
- Même selon Rabbi Meir, plusieurs cas admettent une défense alternative exonérante : shifḥa ḥaroufa, nazir impur, ou serment de témoignage.
- Pour les fautes alimentaires, le nombre de korbanot dépend de l’he‘elem, de la yedi‘a intermédiaire, du statut des demi-mesures, des plats distincts et du temps de consommation.