Résumé public du daf
Daf 11Keritot
Le daf ouvre sur l’exception de la shifḥa ḥaroufa : la Torah n’y met pas l’homme et la femme sur le même plan. La Guemara dérive du verset que la femme reçoit des malkot, tandis que l’homme apporte un asham, et seulement dans un cas où elle-même est passible de flagellation. Le mot bikkoret est expliqué soit par la lecture des versets pendant les coups, soit par l’évaluation préalable du condamné. Viennent ensuite les définitions de cette servante fiancée : demi-servante demi-libre selon plusieurs Tannaïm, ou servante cananéenne complète selon Rabbi Yishmaël, avec débat sur son fiancé. La suite précise les cas d’exemption : minorité, sommeil, acte atypique, début de rapport. Enfin, la michna passe au ḥelev : valeur du témoignage d’un ou deux témoins, silence ou dénégation de l’intéressé, discussion entre Rabbi Meïr et les Ḥakhamim, puis premiers principes sur plusieurs consommations interdites.
Les points à retenir
- Dans la shifḥa ḥaroufa, la femme reçoit des malkot et l’homme n’est pas flagellé : il apporte un asham, et non un ḥatat.
- L’offrande de l’homme dépend de la possibilité de flageller la femme ; si elle n’est pas passible, lui non plus n’apporte pas d’offrande.
- Grande mahloket sur l’identité de la shifḥa ḥaroufa : demi-servante demi-libre selon Rabbi Yehouda/Rabbi Akiva, servante cananéenne complète selon Rabbi Yishmaël.
- Au début de la souguia sur le ḥelev, la Guemara distingue un témoin ou deux, silence ou contradiction, et relie la responsabilité à la formule : « ou si sa faute lui est connue ».