Résumé public du daf
Daf 10Keritot
Le daf examine d’abord le statut du second fœtus selon Rabbi Yehuda : est-il « comme inexistant » seulement pour l’offrande, ou aussi pour les calculs de touma et de tohora après l’accouchement ? Plusieurs preuves sont tentées à partir du korban Pessaḥ, d’une fausse couche au 40e ou 80e jour, et des versets sur les jours de purification. Après objections et reformulations, la conclusion retenue est que Rabbi Yehuda ne traite le second fœtus comme existant que lorsque cela produit une rigueur, non une lenité. Le daf passe ensuite à la mishna des cinq cas de korban oleh ve-yored, distingue les cas à deux ou trois niveaux de ressources, puis calcule jusqu’où peut descendre la valeur d’un dixième d’épha. Enfin, la mishna ouvre le dossier de la shifḥa ḥaroufa en la comparant aux autres unions interdites.
Les points à retenir
- La Guemara conclut que, selon Rabbi Yehuda, le second fœtus n’est pris en compte que lorsqu’il en résulte une rigueur, pas lorsqu’il en résulte une lenité.
- La baraïta sur le korban Pessaḥ d’une femme après l’accouchement ne prouve pas à elle seule la position de Rabbi Yehuda, car elle peut être relue dans plusieurs cadres différents.
- Les cinq cas de korban oleh ve-yored ne fonctionnent pas tous pareil : yoledet et metzora ont deux niveaux, tandis que certains fautes ont aussi un niveau d’extrême pauvreté avec minḥa.
- La mishna finale souligne que la shifḥa ḥaroufa se distingue des autres arayot par le type d’offrande, l’asymétrie entre homme et femme et l’exigence d’un acte achevé.