Résumé public du daf
Daf 25Keritot
Le daf s’ouvre sur une mahloket sur le moment où l’égla aroufa devient interdite au profit. Rav Hamnouna soutient que l’interdit commence alors qu’elle est encore vivante, en s’appuyant sur la discussion entre Rabbi Shimon et les Ḥakhamim au sujet d’une sheḥita qui ne rend pas l’animal consommable. Rava tente au contraire de prouver que l’interdit ne commence qu’à l’arifa, à partir de la mishna sur la découverte ultérieure du meurtrier; la Guemara nuance puis montre qu’il existe en fait une dispute de tannaïm. La mishna passe ensuite à l’asham talouy : Rabbi Eliezer permet de l’offrir volontairement, alors que les Ḥakhamim le limitent à un doute portant sur une faute passible de karet et de ḥatat. Enfin, le daf analyse ce que Yom Kippour expie ou non, en distinguant faute certaine, faute douteuse et offrande venant seulement rendre apte.
Les points à retenir
- Rav Hamnouna et Rava discutent du statut de l’égla aroufa : l’interdit de hana’a commence-t-il de son vivant ou seulement après l’arifa ?
- La Guemara relie cette question à la notion de sheḥita she-eina re’ouya et à la comparaison entre rites accomplis à l’intérieur et à l’extérieur du Temple.
- Rabbi Eliezer voit l’asham talouy comme pouvant être apporté volontairement, tandis que les Ḥakhamim le réservent à un safek sur une faute grave définie.
- Yom Kippour n’exempte pas des ḥataot et ashamot certains, mais il dispense de l’asham talouy, car il expie les fautes douteuses connues seulement de Dieu.