Résumé public du daf
Daf 26Keritot
Le daf précise d’abord que Yom Kippour expie la faute « connue seulement devant le Seigneur » : il dispense donc de l’asham talouï, mais non d’une faute déjà connue au pécheur. De là, la Guemara distingue aussi les transgressions passibles de malkot : sans hatra'a, Yom Kippour expie pleinement ; avec hatra'a, la sanction corporelle demeure. Vient ensuite une série d’objections : yoledet, metsora, nazir, sota et eglah aroufa. Réponse centrale : Yom Kippour expie les fautes, non la touma ; plusieurs qorbannot visent surtout purification, clarification ou permission de manger des qodashim. Puis la Guemara établit que si la faute devient connue après Yom Kippour, le ḥatat reste requis. Sur 26b, débat Rav / Rabbi Yoḥanan sur un oiseau de ḥatat apporté par doute puis éclairci après meliqa. Le daf se termine par une mishna complexe sur me'ila et l’achat de béliers avec de l’argent consacré à un asham.
Les points à retenir
- Yom Kippour expie une faute incertaine connue de Dieu seul, mais pas une faute déjà connue du fautif ; c’est pourquoi l’asham talouï disparaît après Yom Kippour, alors que le ḥatat d’une faute finalement connue reste en jeu.
- La distinction entre faute et impureté structure plusieurs cas : les offrandes de la yoledet, du metsora ou du nazir sont maintenues après Yom Kippour parce qu’elles servent à achever une purification ou à permettre l’accès aux qodashim.
- Pour la sota et l’eglah aroufa, la Guemara propose d’autres réponses : soit la faute n’est pas connue de Dieu seul, soit le rite ne vise pas l’expiation ordinaire de Yom Kippour mais une clarification ou une kappara propre.
- Sur 26b, le statut d’un oiseau de ḥatat offert dans le doute dépend du moment où la réalité est connue ; puis la mishna traite de me'ila quand l’argent consacré pour un asham a servi à acheter des béliers de manière irrégulière.