Résumé public du daf
Daf 3Keritot
Le daf s’ouvre sur le verset de la sœur : selon les Ḥakhamim, le karet explicite pour la sœur issue des deux parents enseigne qu’on ne déduit pas une peine d’un qal va-ḥomer ; Rabbi Yitzḥak l’emploie autrement et y lit aussi une séparation de plusieurs ḥatta’ot. Puis Rabbi Elazar au nom de Rabbi Hoshaya formule une règle importante : quand deux interdits distincts n’ont qu’un seul karet explicite, ils peuvent néanmoins obliger à deux sacrifices, comme pour l’huile d’onction mêlée et appliquée. La Guemara examine ensuite le compte des trente-six cas de la mishna, en discutant les rapports entre hommes, bestialité, Pessaḥ et mila. Elle explique aussi pourquoi Shabbat et l’idolâtrie n’y apparaissent que comme catégories générales. Enfin, elle traite des fautes sans ma‘aseh, d’exemples d’idolâtrie commise par ignorance, et de la mahloket Rabbi Yoḥanan / Reish Lakish sur ov et yiddeoni.
Les points à retenir
- Le verset séparé sur la sœur sert, pour les Ḥakhamim, à enseigner qu’une peine ne s’apprend pas par qal va-ḥomer ; pour Rabbi Yitzḥak, il sert à distinguer des obligations de ḥatat.
- Un seul karet écrit pour deux interdits n’empêche pas un ḥilouq ḥatta’ot : mêler l’huile d’onction et l’appliquer sont deux fautes distinctes.
- Le compte de la mishna ne recense pas toujours seulement des cas homogènes : certains complètent le total des karets sans relever du même schéma de sacrifice fautif.
- Pour Shabbat et l’idolâtrie, la mishna mentionne la catégorie générale ; la Guemara précise ensuite dans quels cas une seule ḥatat ou plusieurs sont dues.