Résumé public du daf
Daf 107Ketouvot
Le daf s’ouvre sur la mahloket entre Rav et Shmuel: quand un mari est parti outre-mer sans qu’on ait appris sa mort, le beit din prélève-t-il sur ses biens pour nourrir son épouse? Rav dit oui; Shmuel dit non, au moins durant les trois premiers mois, et explique son avis soit par la crainte qu’il lui ait laissé de l’argent, soit qu’il lui ait dit de vivre de ses gains. La Guemara teste cette position à partir de la michna et de plusieurs baraitot, en distinguant notamment le cas où une rumeur de mort existe, ou celui d’un seul témoin. Elle examine aussi la yevama, la mineure, et la femme qui revient en disant que son mari est mort ou l’a divorcée. Après deux traditions de récits contradictoires, la Guemara conclut comme Rav, puis ouvre une nouvelle michna sur celui qui a entretenu l’épouse d’autrui.
Les points à retenir
- Rav et Shmuel discutent du droit du beit din à attribuer des mezonot à l’épouse d’un mari absent; tous s’accordent toutefois quand on a appris sa mort.
- Les deux explications de Shmuel — argent laissé d’avance ou renonciation aux gains de l’épouse — produisent des différences concrètes selon qu’elle est majeure ou mineure et selon le niveau de ses revenus.
- Plusieurs sources apparemment contraires à Shmuel sont relues comme portant sur un cas de mort annoncée, parfois même sur la base d’un seul témoin, ce qui vaut pour l’épouse mais pas pour les enfants en matière d’héritage.
- Le daf se conclut par une décision en faveur de Rav, ajoute deux halakhot incidentes, puis introduit la michna sur le tiers qui a nourri l’épouse pendant l’absence du mari.