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Résumé public du daf

Daf 108Ketouvot

Le daf s’ouvre par l’analyse d’une mishna sur le muddar hana’a : on peut donner son demi-shekel, payer sa dette et lui rendre un objet perdu. La Guemara justifie le shekel par le fait que les qorbanot publics sont offerts même au nom de ceux dont l’argent est perdu, non encore apporté ou même pas encore collecté ; le retour d’objet perdu est aussi une mitsva. La difficulté porte sur la dette : n’est-ce pas un avantage financier direct ? Rav Oshaya explique la mishna selon Hanan : le payeur « a perdu son argent ». Rava l’étend même aux Hakhamim dans le cas d’un prêt remboursable seulement si l’emprunteur le veut ; Rav Oshaya objecte qu’il y a encore le bénéfice d’échapper à la honte. Puis viennent deux cas d’Admon : la petite succession, et le litige sur des « cruches d’huile », où la formulation exacte de la demande détermine la shevoua.

Neder et bénéfice interditQorbanot publics et demi-shekelSuccession des fils et entretien des fillesModeh be-miktzat et shevouaPortée juridique d’une formulation ambiguë

Les points à retenir

  • Le demi-shekel peut être donné pour autrui sans créer de bénéfice direct, car les sacrifices communautaires valent aussi pour des fonds absents, perdus ou futurs.
  • Le remboursement d’une dette est problématique en cas de neder, sauf si l’on comprend, avec Hanan ou selon l’explication de Rava, que l’emprunteur n’a pas reçu un avantage financier exigible ; Rav Oshaya maintient toutefois l’enjeu de la honte.
  • Dans la mahloket sur la petite succession, Admon proteste contre le fait que les fils perdent tout alors qu’en droit de la Torah ils ont la priorité successorale ; Rabban Gamliel approuve Admon.
  • Dans l’affaire des « cruches d’huile », toute la discussion dépend de ce que l’expression inclut : seulement l’huile, ou l’huile et les cruches ; de là découle l’obligation ou non d’une shevoua, et selon Admon son extension à l’ensemble du litige.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.