Résumé public du daf
Daf 32Ketouvot
Le daf part d’une contradiction apparente : ici, celui qui a des rapports interdits avec sa sœur paie le qenas, alors qu’ailleurs il reçoit des malkot. Oulla répond d’abord par des distinctions de cas : na‘ara ou bogeret, puis shota, puis finalement mefouteh, jusqu’à expliquer qu’en l’absence de père, une sœur na‘ara séduite peut renoncer au paiement qui lui reviendrait. Il en ressort, selon lui, qu’en cas de conflit entre mamon et malkot, on paie et l’on n’est pas frappé. La Guemara cherche la source de ce principe, examine sans succès le blessant et les edim zomemim, puis Oulla l’ancre dans une gezerah shavah sur « taḥat » entre viol et dommage corporel. Rabbi Yoḥanan propose une autre voie : les deux mishnayot parlent d’une na‘ara, mais l’une avec hatra’a et l’autre sans. Il déduit de « kedei rish‘ato » qu’on ne reçoit qu’une seule peine, et ici ce sont les malkot qui prévalent, sauf dans des cas explicitement orientés par la Torah vers le paiement.
Les points à retenir
- Oulla résout la contradiction par une série de qualifications du cas : bogeret, shota, puis mefouteh, jusqu’au cas d’une orpheline qui renonce elle-même au paiement.
- Selon Oulla, lorsqu’un acte entraîne à la fois paiement et malkot, la règle générale est : on paie et l’on ne reçoit pas les malkot.
- La Guemara refuse de fonder seule cette règle sur le blessant ou sur les edim zomemim, car chacun présente à la fois une sévérité et une particularité qui empêchent d’en faire un modèle simple.
- Rabbi Yoḥanan distingue les mishnayot par la hatra’a : avec avertissement, les malkot remplacent le paiement ; sans avertissement, il n’y a pas de malkot et le qenas est dû.