Résumé public du daf
Daf 36Ketouvot
Le daf commence par préciser quelles femmes n’ouvrent pas droit au kénas en cas de viol ou de séduction, selon deux lectures de la baraita et selon Shimon HaTimni ou Rabbi Shimon ben Menasya. La Guemara examine ensuite la baraita sur la ketana, la mema'enet et l’ailonit, en testant plusieurs attributions à Rabbi Meïr, Rabbi Yehouda ou à un tanna composite. Viennent ensuite des contradictions entre baraitot sur l’ailonit, la ḥereshet, la shota et la ta'anat betoulim, résolues par des distinctions entre écoles et entre types d’arguments du mari. Le daf traite aussi du shem ra d’une jeune fille et de l’analogie avec un document discrédité. Enfin, la michna exclut certaines converties, captives, affranchies et parentes passibles de mort, puis la Guemara débat longuement du statut de la shevouya selon Rabbi Yehouda, Rabbi Dosa et les Ḥakhamim.
Les points à retenir
- Le droit au kénas dépend ici non seulement du fait de relations interdites, mais aussi du degré de l’interdit et de la possibilité effective de qiddoushin selon les Tannaïm.
- La baraita sur la mema'enet et l’ailonit ne s’aligne pas simplement sur une seule opinion : la Guemara teste plusieurs combinaisons entre Rabbi Meïr, Rabbi Yehouda et les Ḥakhamim.
- La ta'anat betoulim varie selon le type de femme et selon l’argument du mari : absence de sang et « ouverture déjà ouverte » ne sont pas traitées de la même manière chez la bogeret.
- Le statut de la captive est discuté sous plusieurs angles : kénas, ketouba, terouma et possibilité pour le rédempteur ou le témoin de l’épouser.