Résumé public du daf
Daf 35Ketouvot
Le daf reprend le verset sur la femme enceinte blessée et discute si « ason » désigne la mort réelle ou la condamnation à mort : le paiement n’est écarté que lorsqu’une peine capitale s’applique. Rava objecte, au nom de l’enseignement de l’école de Ḥizkiyya, que la comparaison entre « frapper un animal » et « frapper un homme » montre qu’en matière de peine de mort, même le chogeg est exempt de paiement. Ravin précise alors que le vrai désaccord entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish concerne non la mort, mais les cas où se combinent malkot et argent. La Guemara cherche les appuis scripturaires de cette assimilation, puis les affine par des cas limites. Sur 35b, elle teste ces principes à propos du Shabbat, de la lecture de la michna selon Rabba, puis d’une baraita qui exclut plusieurs femmes du knas de viol ou de séduction.
Les points à retenir
- Selon Ravin, tout le monde reconnaît qu’un chogeg dans un cas passible de mort est exempt de paiement, d’après l’enseignement de l’école de Ḥizkiyya.
- Le désaccord entre Rabbi Yoḥanan et Reish Lakish porte sur un interdit passible de malkot accompagné d’une obligation d’argent : Rabbi Yoḥanan oblige au paiement tant qu’il n’y a pas flagellation effective, Reish Lakish en dispense déjà.
- La Guemara fonde cette discussion sur des rapprochements de versets : soit par « rasha / rasha », soit par le rapprochement entre les versets de dommage corporel et de paiement.
- La fin du daf ouvre sur le knas de viol et de séduction : certaines femmes, comme l’ailonit ou celle qui a déjà été mariée puis refuse de rester avec son mari, n’y ont pas droit.