Daf HayomiRav OuaknineOuvrir dans l’application

Résumé public du daf

Daf 45Ketouvot

Le daf s’ouvre sur une question de principe : si une na‘ara me’orassa a fauté puis a changé de statut corporel en devenant bogeret, sa peine change-t-elle aussi de sekila à ḥenek ? Une baraita sur le motzi shem ra semble montrer que non, mais la Guemara corrige sa formulation, puis Rava répond que le motzi shem ra est un cas ḥiddoush. Rav Naḥman bar Yitzḥak rattache ensuite le problème à une mahloket tannaïtique sur les sacrifices d’un Kohen Gadol ou d’un roi dont le statut a changé. Sur 45b, Rabbi Yoḥanan maintient la sekila, appuyé par Rabbi Ile’a : « la jeune fille » renvoie à celle qu’elle était au moment de la faute. La Guemara distingue alors entre la faute de la femme, déterminée par son acte, et celle du mari, déterminée par sa parole de diffamation. Le daf traite enfin du lieu de l’exécution et des peines du mari calomniateur.

Détermination de la peine selon le temps de la faute ou du jugementCaractère exceptionnel du motzi shem raLieu d’exécution en matière de sekilaDifférence entre faute par acte et faute par parole

Les points à retenir

  • Le daf examine si, après un changement de statut de la femme entre la faute et le jugement, on suit le moment de la faute ou le statut actuel pour déterminer la peine.
  • Le cas de motzi shem ra est présenté comme exceptionnel : il peut maintenir la sekila même après un changement de statut qui, dans d’autres cas, mènerait à ḥenek.
  • Quand la na‘ara me’orassa n’est pas lapidée à l’entrée de la maison paternelle, la Guemara dérive son exécution à la porte de la ville par une chaîne d’analogies textuelles reliée au cas d’idolâtrie.
  • Concernant le mari diffamateur, le daf distingue entre les sanctions liées à la parole calomnieuse et celles qui dépendent du cadre exact de la relation conjugale; Rabbi Yehuda introduit aussi l’idée de mardut rabbinique.

Les résumés et quiz sont des aides à la révision. Ils peuvent comporter une imprécision et ne remplacent ni l’étude du texte ni l’avis d’un Rav.