Résumé public du daf
Daf 75Ketouvot
Le daf s’ouvre sur un serment prononcé en public, à propos des Guiv‘onim, et sur la définition de ce « public » : trois selon Rav Naḥman bar Yitsḥaq, dix selon Rabbi Yitsḥaq. La Guemara revient ensuite à la michna sur le remariage après un divorce motivé par un neder, en expliquant la mahloket entre Rabbi Meïr et Rabbi Elazar par l’acceptation, ou non, du bizayon de la femme devant un beit din. Une autre explication distingue le cas d’une femme importante et, plus largement, la différence de réaction entre homme et femme face au mariage. Le daf détaille ensuite plusieurs moumim féminins. Enfin, la michna puis la Guemara examinent qui porte la preuve lorsqu’un défaut est découvert avant ou après l’entrée dans la maison du mari, au moyen des notions de hazaqa, possession monétaire et « ici trouvé, ici survenu ».
Les points à retenir
- Un serment fait devant « beaucoup » n’est pas annulé de la même manière ; la Guemara discute si « beaucoup » signifie trois ou dix.
- La divergence entre Rabbi Meïr et Rabbi Elazar sur le remariage après un neder tourne autour de la possibilité pour le mari de prétendre ensuite : « Si j’avais su que le neder était annulable, je n’aurais pas divorcé ».
- Le daf ajoute des moumim propres à l’évaluation d’une femme dans le cadre du qiddoushin, puis précise plusieurs distinctions : défaut permanent ou remédiable, visible ou non, emplacement du défaut.
- Sur 75b, la charge de la preuve dépend du domaine où le défaut est découvert ; la Guemara analyse cela à travers la hazaqat hagouf, la possession de l’argent et la présomption qu’on vérifie avant de s’engager.