Résumé public du daf
Daf 77Ketouvot
Le daf s’ouvre sur la distinction entre défaut caché et défaut visible : l’épilepsie n’est dite « cachée » que si les crises reviennent de manière régulière, donc dissimulable. La michna examine ensuite le cas d’un mari atteint de mumim, selon deux versions : des défauts apparus après le mariage, ou déjà présents avant lui. Cela éclaire le débat entre acceptation initiale de l’épouse et impossibilité réelle de supporter certains grands défauts. Rabban Shimon ben Gamliel distingue ainsi petits et grands défauts. Une seconde michna énumère les cas où l’on contraint au divorce : baʿal sheḥin, polypus et métiers malodorants, avec l’épisode du tanneur de Sidon. La guemara précise ces termes, oppose Rav et Shemouel sur l’obligation d’entretien, puis discute la contrainte en cas d’union interdite ou d’absence d’enfant. Le daf se conclut par raʿatan, ses dangers, et par des récits sur Rabbi Yehoshoua ben Levi et Rabbi Ḥanina bar Pappa.
Les points à retenir
- La version de la michna importe : si les défauts du mari existaient avant le mariage, l’argument principal est l’acceptation initiale de l’épouse ; s’ils sont apparus après, cette acceptation ne vaut plus de la même manière.
- Rabban Shimon ben Gamliel distingue petits et grands défauts chez le mari ; les grands défauts sont illustrés par un œil perdu, une main coupée ou une jambe brisée.
- Certains états ou métiers malodorants entraînent la contrainte au divorce même s’ils étaient connus d’avance, et la michna rapporte à ce sujet l’affaire du tanneur de Sidon dans le cadre du yibbum.
- La fin du daf relie la question de la contrainte à celle de la santé, avec la maladie de raʿatan, puis développe des récits où le mérite de la Torah et la droiture des sages sont mis en scène face à l’ange de la mort.