Résumé public du daf
Daf 79Ketouvot
Le daf s’ouvre sur le cas d’une mère qui avait rédigé un document pour soustraire ses biens : Rav Naḥman le déchire, et Mar Ukva approuve en l’assimilant à un document d’évasion. La Guemara distingue alors entre un acte portant sur tous les biens, présumé simulé, et un acte portant sur une partie seulement, qui exige une clause permettant d’annuler la donation. La mishna passe ensuite aux biens hérités par une femme mariée : l’argent doit être transformé en terre, le mari mange les peirot, et les Tannaïm discutent des fruits attachés ou détachés. Sur 79b, la Guemara affine la frontière entre keren, peirot et peirot de-peirot, notamment pour la progéniture d’animaux ou d’esclaves. Le daf se conclut par les biens considérés comme relevant de la famille paternelle et par la règle des dépenses du mari sur les biens de son épouse.
Les points à retenir
- Un document d’évasion n’a pas le même statut selon qu’il porte sur tous les biens ou seulement sur une partie : cette distinction permet de concilier les sources.
- Quand une femme mariée hérite d’argent ou de fruits détachés, on achète de la terre : la keren reste à elle, tandis que le mari bénéficie des peirot.
- La Guemara distingue soigneusement entre peirot et peirot de-peirot : le mari reçoit les premiers, pas automatiquement les seconds.
- Les débats sur les vieux esclaves, les vieux oliviers ou les dépenses faites sur le bien de l’épouse tournent autour de la conservation du capital et de l’honneur de la famille paternelle.