Résumé public du daf
Daf 90Ketouvot
Le daf commence par une distinction de dates : après divorce puis remariage, si le guet est antérieur à la seconde ketouva, la femme peut percevoir deux ketouvot ; si la ketouva est antérieure au guet, on présume le remariage fondé sur la première ketouva, et elle n’en perçoit qu’une. La michna traite ensuite du mineur marié par son père et du converti : la ketouva initiale reste valable après majorité ou conversion. La guemara précise toutefois, contre Rav Yehouda, que cette validité ne porte que sur l’iqqar ketouva, non sur la tosefet. Une nouvelle michna examine ensuite deux épouses et l’ordre de priorité dans le recouvrement. Sur 90b, la discussion se déplace vers la clause des « fils mâles » : plusieurs déductions sont proposées, contestées par Rav Ashi, puis des baraytot présentent la mahloket entre ben Nanas, Rabbi Akiva et Rabbi Shimon.
Les points à retenir
- Pour une femme divorcée puis remariée au même homme, la chronologie entre guet et ketouva détermine si elle peut réclamer une ou deux ketouvot.
- La ketouva d’un mineur devenu majeur, ou d’un non-juif devenu converti avec son épouse, reste reconnue seulement pour la somme principale fixée par les Sages, pas pour la tosefet.
- Quand deux épouses ou leurs héritiers réclament, l’antériorité du document donne priorité ; mais il faut distinguer une dette de ketouva d’un droit successoral.
- La clause accordant aux fils la ketouva de leur mère fait l’objet de débats : dépend-elle d’un surplus d’un dinar, d’une assimilation à une dette, ou du cas où une épouse était encore vivante au décès du mari ?