Résumé public du daf
Daf 89Ketouvot
La michna traite d’abord du recouvrement d’une ketouba sans get et d’une dette après shemita sans prosbol, sauf « depuis le temps du danger », où l’on suppose que ces actes ont été détruits. La Guemara examine alors si un paiement exige une quittance (shevar) et oppose Rav et Shmuel sur les lieux où l’on écrit ou non une ketouba. Rav finit par distinguer entre l’ikkar ketouba, payable sur présentation du get, et la tosefet, payable seulement par la ketouba. La discussion précise ensuite le rôle des témoins de divorce ou de décès et montre que, lorsqu’on ne peut pas éviter le doute d’un double paiement, on écrit une quittance. Un long passage interroge sans conclure la source d’une ketouba pour la veuve issue des eroussin. Enfin, la michna des deux gets et deux ketoubot analyse l’effet d’un remariage au même mari et d’un second acte.
Les points à retenir
- Rabban Shimon ben Gamliel distingue le « temps du danger » : même sans conserver get ou prosbol, on peut encore recouvrer, car on présume que les actes ont été rédigés puis détruits.
- Selon la lecture finale de Rav, le get permet de percevoir l’ikkar ketouba, tandis que la ketouba écrite sert à la tosefet, afin d’éviter un double paiement.
- Les cas de veuve et de femme issue des eroussin montrent un principe important : là où il est impossible de vérifier autrement si la ketouba a déjà été payée, on rédige une quittance.
- Quand un homme divorce puis reprend la même femme, un second document n’annule pas forcément le premier : s’il ajoute un montant, il fonctionne comme ajout et non comme remplacement.