Résumé public du daf
Daf 88Ketouvot
Le daf s’ouvre sur une recherche technique : comment un mari habile pourrait-il amener sa femme à un serment de Torah à partir d’un seul témoin ayant vu un paiement de ketouba. Après les objections de Rav Sheisha bar Rav Idi puis de Rav Ashi, la Guemara retient qu’il faut prévenir les deux témoins qu’il s’agit du paiement de l’unique ketouba. Elle passe ensuite au recouvrement avec serment : des orphelins ne perçoivent d’orphelins qu’avec serment, sauf correction importante du cas où les héritiers disent : « notre père n’a pas emprunté », car cela vaut aveu de non-remboursement. Puis vient la collecte en l’absence du mari ou de l’emprunteur : Rabbi Yitsḥak la limite à la ketouba, tandis que Rav Naḥman l’étend aussi au créancier. Enfin, plusieurs amoraïm cherchent à quoi se rapporte l’opinion de Rabbi Shimon sur le serment administré par les héritiers.
Les points à retenir
- Pour transformer un premier paiement en prêt réclamable avec serment de Torah, il faut éviter deux failles : des témoignages sur des actes différents et l’argument de « deux ketoubot ».
- Quand des orphelins du prêteur veulent recouvrer contre des orphelins de l’emprunteur, la formulation « il n’a pas emprunté » est comprise comme impliquant aussi « il n’a pas remboursé ».
- Sur une dette réclamée en l’absence du débiteur, un avis distingue la ketouba, favorisée pour préserver l’attrait du mariage, tandis qu’un autre autorise aussi le créancier ordinaire pour ne pas décourager les prêts.
- Sur 88b, Rabbi Shimon est interprété de plusieurs façons, mais la conclusion de Rav Pappa est qu’un serment imposé par les héritiers n’intervient que lorsqu’elle vient effectivement réclamer sa ketouba.