Résumé public du daf
Daf 110Khoulin
Le daf reprend le cas de la mamelle et nuance l’opinion de Rav : l’interdit sévère d’une mamelle rôtie sans déchirure n’est pas présenté comme une règle universelle, mais comme une barrière instaurée en Babylonie après que Rav eut constaté, à Tatlefush, une ignorance du basar be-ḥalav. Une autre transmission limite même l’enseignement initial à la mamelle d’un animal allaitant. Le daf illustre ensuite la force des coutumes locales avec l’épisode de Rami bar Tamrei à Sura, puis enchaîne sur plusieurs questions connexes : pépins de raisin, yi’ush, téfilines, tsitsit et contrainte judiciaire pour le kibboud av va-em. Enfin, Abaye interroge Rav Safra sur le foie : le point décisif n’est pas seulement s’il se réinterdit lui-même à la cuisson, mais s’il rend interdite une autre pièce cuite avec lui.
Les points à retenir
- La sévérité de Rav sur la mamelle peut relever d’une gezerah locale destinée à éloigner d’une faute de basar be-ḥalav, et non d’un principe uniforme pour tous les lieux.
- Une transmission alternative distingue la mamelle d’un animal allaitant, plus chargée en lait, des autres cas ; c’est sur ce point que l’élargissement de Rav est discuté.
- L’histoire de Rami bar Tamrei met en scène le rapport entre minhag ha-makom, statut du voyageur, bénéfice tiré d’objets douteux et indices de yi’ush des propriétaires.
- La discussion finale sur le foie tourne autour d’une distinction technique : il rejette du sang à la cuisson, mais la question reste de savoir si ce sang peut interdire une autre pièce cuite avec lui.