Résumé public du daf
Daf 111Khoulin
Le daf poursuit l’examen du foie : un témoignage où foie, cœur et poumons furent cuits ensemble semble montrer que le sang du foie n’interdit pas les autres morceaux, mais cette preuve est repoussée, car le sang a peut-être pu s’écouler hors de la marmite ou le foie a pu être traité d’abord au vinaigre ou à l’eau bouillante. Une baraita présente ensuite une mahloket entre Rabbi Eliezer et Rabbi Yishmaël fils de Rabbi Yoḥanan ben Beroka sur un foie cuit avec d’autres viandes, surtout lorsqu’il est épicé ou fortement mijoté. Le daf traite aussi de la préparation du foie au feu, de sa position au-dessus ou au-dessous d’autres viandes, puis passe aux lois d’absorption : couteau de sheḥita, récipient de salage, statut de meli’a et de kavush, et enfin au cas du poisson chaud posé dans un plat de viande, autour du principe de noten taʿam bar noten taʿam.
Les points à retenir
- La preuve tirée d’un plat où le foie avait été cuit avec d’autres organes n’est pas décisive : plusieurs circonstances peuvent avoir empêché l’absorption du sang dans les autres morceaux.
- Selon la baraita, Rabbi Eliezer distingue un foie qui rejette le sang sans le réabsorber, tandis que Rabbi Yishmaël ben Rabbi Yoḥanan ben Beroka estime que des épices ou une cuisson très poussée peuvent provoquer une réabsorption.
- Pour le foie, il faut tenir compte du sang rassemblé dans les vaisseaux : on le fend dans les deux sens et on le place fente vers le bas sur le feu ; la rate est traitée autrement car elle contient de la graisse, non ce même problème de sang.
- Le second amoud articule plusieurs degrés de transmission du goût : chaleur du couteau de sheḥita, récipient ayant servi au salage, différence entre absorption directe et indirecte, et débat Rav–Shmuel sur le poisson chaud déposé dans un plat de viande.