Résumé public du daf
Daf 114Khoulin
Le daf s’ouvre sur les malkot pour du ḥelev cuit dans du lait : selon les lectures, la discussion porte sur la cuisson, sur la consommation, ou sur les deux, avec en arrière-plan le principe « ein issur ḥal al issur ». Une Tosefta objecte à partir de piggul, notar et viande sacrée impure cuits dans du lait, puis la Guemara répond qu’elle suit un tanna qui admet la superposition des interdits ; la même source soutient aussi Reish Lakish, pour qui le petit-lait n’est pas du « lait » pour basar be-ḥalav. Le daf analyse ensuite les trois mentions de « baḥalev imo » : inclusion de la vache, de la brebis, de la sœur aînée puis de la plus jeune, et enfin de la mère elle-même dans son propre lait. Il conclut par l’interdit de consommation, puis de profit, et par la mahloket Rabbi Meïr/Rabbi Yehouda sur la nevela.
Les points à retenir
- Le statut de ḥelev cuit dans du lait dépend de la distinction entre cuisson et consommation, et de l’application de « ein issur ḥal al issur ».
- La Tosefta exclut le petit-lait, le sang, les os, tendons, cornes et sabots, mais inclut piggul, notar et viande sacrée impure.
- Les répétitions de « baḥalev imo » servent à étendre l’interdit à d’autres laits et à d’autres parentes, car les qalei va-ḥomer peuvent être réfutés.
- La Guemara dérive l’interdit de consommer basar be-ḥalav d’un verset général, puis l’interdit d’en tirer profit selon le principe exposé par Rabbi Abbahou.