Résumé public du daf
Daf 115Khoulin
Le daf poursuit l’examen du principe selon lequel le produit d’un acte interdit ne devient pas automatiquement interdit à la consommation. La Guemara commence par en fixer les limites : le ḥilloul Shabbat est exclu par « ki kodesh hi lakhem », et l’on en déduit a fortiori que les produits du labour avec bœuf et âne ou du battage avec animal muselé restent permis. Pour les kilayim, seul kilayim ba-kerem est explicitement voué à destruction ; l’accolement avec kilayim behema enseigne que les autres semences mêlées sont permises. Des cas comme oto ve-et beno et shilu’aḥ ha-qen sont ensuite discutés. Le daf passe alors au basar be-ḥalav : Reish Lakish le déduit du Pessaḥ, Rabbi Yoḥanan cite Rabbi Yehuda HaNasi, puis plusieurs Tannaïm exposent des sources pour l’interdit de manger, cuire et tirer profit, avec une longue analyse des limites du qal va-ḥomer et du tzad ha-shaveh.
Les points à retenir
- Le verset sur Shabbat enseigne que la sainteté porte sur le jour lui-même, non sur le produit d’une mélakha interdite ; cela sert aussi de point d’appui pour d’autres transgressions.
- La Torah ne révèle une destruction explicite que pour kilayim ba-kerem ; par contraste, les autres semences mêlées ne sont pas assimilées à cette interdiction.
- L’accolement entre kilayim behema et kilayim de semences permet d’apprendre que, comme la descendance d’animaux mêlés est permise, la récolte de semences mêlées l’est aussi.
- Sur basar be-ḥalav, le daf juxtapose plusieurs voies d’interprétation : contexte, gezerah shavah, répétition d’un verset, qal va-ḥomer et discussion sur l’interdit de hana’a.