Résumé public du daf
Daf 71Khoulin
Le daf ouvre sur l’idée que, dans la Torah, les catégories de ḥayya et de behema se recoupent parfois : une ḥayya peut être incluse dans behema, et inversement. La Guemara le prouve par des versets et montre les conséquences de cette inclusion pour les signes de cacherout, l’interdit d’accouplement d’espèces différentes, et le verset de Vayiqra 5:2, que Rabbi Yehouda HaNassi lit comme fondant une gezerah shavah sur l’impureté liée aux qodashim. Le passage évoque aussi la discussion de Nidda sur un fœtus ayant forme animale. Puis le daf revient à la question d’un fœtus mort dans le ventre de sa mère et enchaîne avec la michna de la sage-femme. Sur 71b, Rabba et Rava analysent la tum’a d’un objet impur ou pur « avalé » : un objet encapsulé dans un corps n’impurifie pas, et un objet pur ainsi contenu ne contracte pas non plus l’impureté.
Les points à retenir
- La Torah emploie parfois behema pour inclure aussi la ḥayya, et parfois ḥayya pour inclure aussi la behema ; la Guemara le déduit de versets où les listes débordent la catégorie annoncée.
- Rabbi Yehouda HaNassi lit le doublet « neveilat ḥayya / neveilat behema » en Vayiqra 5:2 comme support d’une gezerah shavah vers Vayiqra 7:21, afin de limiter le qorban à une impureté liée aux qodashim ou au Mikdash.
- Dans la discussion de Nidda, Rabbi Meïr considère qu’un fœtus ayant forme animale peut entraîner les statuts de yoledet, tandis que les Ḥakhamim l’excluent s’il n’a pas forme humaine.
- La seconde moitié du daf établit qu’une tum’a « encapsulée » dans un corps n’impurifie pas vers l’extérieur, et qu’un objet pur encapsulé n’est pas rendu impur, y compris à partir de cas d’anneau avalé et par des kal va-ḥomer.